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Titus a hérité du trône impérial et accepte toutes les contraintes du
pouvoir, y compris celle de renoncer à épouser la femme qu'il aime pour ne pas
aller contre la volonté de Rome. Mais comment annoncer cette cruelle résolution
à Bérénice, qui ne vit que par lui et pour lui ? Quels accomodements possibles
avec une conscience écartelée entre le respect de la loi romaine et une passion
exigeante ?
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Cette pièce est, avec Britannicus et Mithridate, l’une des trois tragédies romaines de Racine. L’épisode dont elle s’inspire est évoqué par les historiens romains Tacite et Suétone. De ce dernier, Racine cite en exergue de sa préface une phrase célèbre retenue par la postérité. Le conflit entre la raison d’État et l’amour, qui fait le fond de la pièce, permet à l’auteur de transformer une banale histoire d’amour en véritable tragédie. Elle est créée le 21 novembre 1670 à l’hôtel de Bourgogne, une semaine avant la pièce Tite et Bérénice de Corneille, empruntée aux mêmes sources. |
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| Titus, empereur de Rome.
Bérénice, reine de Palestine.
Antiochus, roi de Comagène.
Paulin, confident de Titus.
Arsace, confident d'Antiochus.
Phénice, confidente de Bérénice.
Rutile, romain. |
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La pièce reçoit un accueil enthousiaste : elle touche par sa sensibilité et par
le caractère de Bérénice, véritable héroïne de roman. Seuls quelques critiques
malveillants reprochent à l'auteur son infidélité à l'histoire. Racine l'emporte
ainsi sur Corneille, dont la pièce Tite et Bérénice, créée une semaine après, est moins appréciée.
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