| 
Chassé par le père de Cunégonde, Candide est enrôlé de force par l'armée
bulgare. Il s'enfuit en Hollande et retrouve Pangloss qui lui apprend les
malheurs de Cunégonde. À Lisbonne, ils échappent à un tremblement de terre avant
d'être condamnés par l'inquisition. Candide retrouve Cunégonde et s'enfuit avec
elle après avoir tué le Grand Inquisiteur. Il la laisse à Buenos-Aires et passe
au Paraguay où il tue le frère de sa bien-aimée. Cacambo et Candide arrivent
alors au pays de l'Eldorado, où règne un bonheur parfait. Au Surinam, Candide
s'adjoint la compagnie de Martin et rentre en Europe. Mais Paris le déçoit et
l'Angleterre le dégoûte. À Venise, il rencontre un riche seigneur blasé et soupe
avec six rois détrônés. Enfin, il retrouve à Constantinople Cacambo, Pangloss et
Cunégonde. Quoique celle-ci soit devenue laide et acariâtre, il l'épouse et
s'installe dans une métairie où il « cultivera son jardin ».
|
 |
Dans ses Essais de Théodicée, parus en 1710, Leibniz, grand philosophe et mathématicien allemand, entend démontrer qu'il est rationnellement impossible de reprocher à Dieu d'avoir fait ce qu'il a fait car Dieu, compte tenu des contraintes, a créé le meilleur des mondes possibles et de son point de vue, le bien l'emporte infiniment sur le mal. Voltaire critique avec virulence l'optimisme leibnizien et par delà , dénonce la prétention insupportable de la raison humaine à se prendre pour la raison de Dieu, en échafaudant sans cesse des systèmes métaphysiques censés tout expliquer. La vraie sagesse pour le philosophe, selon Voltaire, c'est de savoir qu'il ignore et ignorera toujours le fond des choses. |
| |
 |
| Cacambo : métis d'Amérique du Sud, dévoué serviteur de Candide.
Candide : principal protagoniste. Fils naturel d'une aristocrate
allemande, il traverse professions et pays, et finit propriétaire d'un petit
domaine près de Constantinople, bien décidé à cultiver son jardin en compagnie
de son épouse enlaidie et de quelques amis éclopés.
Cunégonde : fille du baron de Thunder-ten-tronckh (frère de la mère de
Candide). Amoureuse infidèle de Candide, qu'elle force à l'épouser à la fin du
récit malgré une destinée agitée.
Le fils du baron : jésuite et homosexuel, entiché des droits de la
noblesse, il est expulsé du jardin de Candide, qui avait failli le tuer en
Amérique du Sud.
Martin : philosophe recueilli par Candide. Sa sombre conception du mal
s'oppose à celle de Pangloss.
Pangloss : précepteur de Candide et de Cunégonde, inébranlable
défenseur de l'optimisme leibnizien en dépit de toutes ses mésaventures.
La vieille : fille d'un pape, devenue servante de Cunégonde après
moult malheurs. |
|
| |
 |
Quoique anonyme, l'oeuvre est saluée dans toute l'Europe comme une création de Voltaire. Candide obtient un succès immédiat et considérable, en France et dans toute l'Europe. Les éditions (imprimées hors de France) se succédèrent rapidement. Les protestations indignées et méprisantes de Voltaire ne pouvaient tromper personne, et encore moins l'attribution fantaisiste, à partir de 1761, à un auteur allemand inconnu, le Docteur Ralph. Outre le plaisir de jouer à cache-cache, l'anonymat ou l'utilisation d'un pseudonyme avaient pour Voltaire l'avantage de le mettre à l'abri d'éventuelles poursuites judiciaires.
|
|
|
|
|