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L'action est dans un Naples imaginaire, sans indication d'époque. Car ces détails importent peu : seuls comptent les trois jeunes gens dont nous voyons le destin basculer sous nos yeux. Marianne à dix-neuf ans, et joue avec le feu. Le sait-elle ? Elle n'a jamais connu les flammes de la passion. Coelio se consume pour elle. Mais comment se faire entendre ? Ses doutes ont la violence de son amour. Octave, son ami, vient à son aide. C'est le plus vieux des trois : ses ailes sont déjà brûlées, mais il a la nostalgie du bonheur, et le charme de sa cousine ne le laisse pas insensible...
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Cette comédie en deux actes est d’abord publiée dans La Revue des Deux
Mondes en 1833. Elle ne sera présentée que le 14 juin 1851 au théâtre de la
République (Comédie-Française). Le cadre spatio-temporel, la Naples du XVIe
siècle, a une résonance shakespearienne. De nombreux éléments de la pièce sont
d’ailleurs directement empruntés au dramaturge anglais si prisé des Romantiques,
comme les noms des personnages ou la dernière scène, qui rappelle Hamlet.
Mais l’auteur y introduit également des éléments autobiographiques et derrière
la figure duelle d’Octave / Coelio semble se cacher la personne même de Musset. |
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| Marianne, jeune épouse dévote de Claudio.
Octave, cousin débauché de Marianne.
Coelio, ami d'Octave, amoureux de Marianne.
Claudio, vieux juge jaloux.
Hermia, mère de Coelio.
Ciuta, entremetteuse. |
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À la publication de l'oeuvre, deux clans s'affrontent : l'un y trouve des
licences insupportables, l'autre salue le génie du jeune Musset. Quand la pièce
est enfin jouée en 1851, elle connaît un immense succès, malgré ses mutilations.
Il faut attendre 1935 pour que soit monté le texte original. Libéré des
contraintes de la scène, Musset oscille entre théâtre d'analyse et de langage,
poésie pure et dramaturgie classique. Il fait évoluer la chronologie de la pièce
par un découpage savant des décors, des entrées et sorties des personnages,
innovations préludant au théâtre moderne.
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